Notre vraie vie, quotidienne, dépend beaucoup de la relation que nous avons avec nos émotions.

Vous l’avez sans doute remarqué : maintenant tout le monde est d’accord, psys, enseignants spirituels, coachs : notre vie est largement conditionnée par la façon dont nous vivons nos émotions.

Après avoir voulu éviter,  contrôler,  puis « gérer » nos émotions, nous entrons dans une nouvelle connaissance des nos émotions et plus largement de notre monde interne, de la relation à nous-mêmes, bref de l’amour de soi.

Car plus que la question de l’émotion elle-même, nous avons à regarder la relation que nous avons avec nos émotions… et, plus difficile, la relation singulière que nous avons avec chaque émotion. Je peux être addict à la colère, coupé(e) de la joie par exemple, ou l’inverse…  OK regardons ça de plus près : c’est quoi l’émotion d’abord ?

Il y a de nombreuses terminologies autour des notions de : émotion, sentiment, ressenti, sensation.

Je propose les définitions suivantes très simples :

La sensation : ressenti physique, repérable dans le corps

L’émotion : ressenti à la fois physique et affectif (accompagné parfois de modifications physiologiques) associé à des évènements extérieurs du présent, des souvenirs, des craintes ou simplement des pensées

Le sentiment : parfois synonyme de ressenti (ce que je sens) par opposition à la pensée ou alors ressenti affectif, du cœur

Le ressenti : ce que je sens,  regroupe tous les précédents, l’éprouvé à tous les niveaux, corporel, affectif, émotionnel.

 

IL EXISTE PLUSIEURS LISTES DES EMOTIONS PRINCIPALES OU DES FAMILLES D’EMOTIONS.

–          Le plus souvent  (comme en Analyse Transactionnelle) sont comptées 4 émotions fondamentales : la joie, la tristesse, la peur, la colère. Les autres émotions sont considérées comme des nuances ou des déclinaisons de ces quatre émotions principales.

La joie : Je suis satisfait, content, ravi, enchanté, comblé, réjoui, radieux, gai, joyeux, heureux, excité, fier, aux anges…

La tristesse : Je suis triste, morose, chagriné, sombre, abattu, affecté, accablé, affligé, amer, morne, découragé, déprimé, dépité, peiné, déçu…

La peur : Je suis inquiet, anxieux, soucieux, préoccupé, agité, angoissé, tracassé, tourmenté, paniqué, affolé, effrayé, apeuré, épouvanté, terrifié, terrorisé…

La colère : Je suis contrarié, exaspéré, agacé, irrité, fâché, énervé, indigné, outré, révolté, scandalisé, choqué, offensé, blessé, offusqué, impatient, bouillonnant, emporté, frustré, enragé, furieux, violent…

Peu importent les listes, l’essentiel est la conscience qui va être développée et la liberté qui va être acquise par l’intermédiaire des émotions.

 

Les différents  types de relation à l’émotion

Nous entretenons des relations particulières aux émotions et qui peuvent être différentes selon les émotions. X sera souvent en colère et « à l’aise » avec la colère mais détestera pleurer. Y au contraire pourra manifester du chagrin facilement mais pas de la colère. Donc selon les émotions nous pourrons avoir différents types d’attitude, consciente ou inconsciente :

Certaines personnes se sont construites sur le refus de toute émotion. Ce refus conscient ou inconscient de l’émotion est un refus de tout ressenti et un investissement général du mental, de l’intellect. D’autres sont en lien avec certaines émotions alors que d’autres sont inaccessibles. Dans tous les cas, ce fut une façon de se protéger respectable mais ce refus coupe aussi maintenant du sentiment d’être vraiment vivant et vraiment en relation. Il peut y avoir trois niveaux de coupure : le refoulement, le déni de l’émotion, ou la possibilité de contacter l’émotion mais sans la possibilité de l’exprimer.

D’autres personnes présentent au contraire une addiction aux émotions, à certaine(s) ou à toutes, la dépendance à l’émotion donne là le sentiment d’être vraiment vivant mais  laisse victime de ces parts de soi, sans liberté. Très proche, la dépendance à l’intensité est une dépendance courante qui se vit de manières diverses et qui coupe d’un véritable contact avec soi-même, qui évite sans doute de rencontrer des parts de soi effrayantes ou considérées comme mauvaises. La personnalité peut être identifiée à certaines émotions et donc dépendante à ces émotions. Le fait de refouler ou de s’identifier fait que l’émotion dure.

 

ET NOUS POUVONS TOUS RÊVER DE TROUVER CE DIALOGUE AVEC LES ÉMOTIONS.

Mais comment ?

La suite bientôt…

Brigitte Chavas