PASSAGES : l’Avent

L’Avent est censé préparer Noël (ou nouveau soleil), accompagner le passage de l’ombre à la lumière. L’Avent se réduit la plupart du temps à un calendrier de l’Avent plein de chocolats, ou de mini (ou couteux) cadeaux, et même de réductions dans une grande surface (24 fenêtres, 24 réductions). Ce type de calendrier prépare la terrible consommation de Noel et des fêtes !

Heureusement voila par exemple le calendrier de l’Avent inversé… Au lieu de recevoir, chaque jour offre un cadeau et mets le dans la boite de l’Avent et à Noel offre cette boite à quelqu’un qui en a besoin ou à qui ça fait plaisir.

Car comment traverser les jours les plus courts et surtout les nuits les plus longues de l’année ? En mangeant plus de chocolats ? En consommant plus ? … Nous au fond nous savons tous que nous rêvons de lien, dehors et dedans, nous voulons « des étoiles, des voiles » (dixit A.Souchon). Nous cherchons la lumière oui ! L’Avent (ou arrivée, avènement) prépare pour les chrétiens la naissance de Jésus mais que l’on soit chrétien ou non, la fête de Noel a du sens.  Si nous accompagnions la descente vers l’ombre plus consciemment ? une citation par jour, une bougie pour méditer

Nous pouvons faire cette couronne de l’Avent avec les 4 grandes bougies rouges, une par semaine, qui brilleront toutes ensemble le jour de Noel. Et on peut faire bruler en plus, comme à l’origine de cette tradition d’Europe de l’est, une petite bougie par jour.

Très près de Noël : le solstice d’hiver (soleil immobile) qui a été célébré par toutes les traditions sans doute et qui est célébré à nouveau par des occidentaux en recherche de rituels et de nature…

 

Brigitte Chavas, 2017

L’âme-sœur n’existe pas

Nous avons peut-être grandi dans l’idée qu’une âme-sœur nous attendait quelque part, nous nous sommes réjouis au lumineux moment d’une rencontre en espérant l’avoir enfin trouvée. 

Mais elle n’existe pas ! A un niveau subtil nous sommes tous reliés, nous faisons partie d’une même famille. A certains autres niveaux de conscience nous sommes plus ou moins proches de certaines personnes : nous nous comprenons, nous nous rencontrons à certains étages de notre être.

Si l’âme est la part personnelle de la dimension transpersonnelle, ou spirituelle, de l’être humain, c’est-à-dire la façon singulière que cet être-là incarne l’infini dans ce monde fini, alors cette âme aussi est unique comme nous sommes tous uniques. Et il y a certainement des « familles d’âmes » : nous trouvons des frères et sœurs avec une vibration commune à tel ou tel niveau de notre corps psyché, de notre conscience incarnée. Familles ou frères ou sœurs, d’âme ? de cœur ? d’aspiration ?  C’est souvent assez mystérieux … Sans doute quelques personnes dans nos vies mériteraient d’être nommées âmes-sœurs pour la proximité ou l’intimité que nous générons ou rencontrons ensemble.  Cependant qu’une seule âme dans cet univers soit notre âme-sœur, cela parait enfantin ou idéaliste. Même si la théorie des âmes-sœurs est très ancienne et fait référence à cette théorie où Dieu aurait créé les âmes par couples. Chercher l’âme sœur serait imaginer une intensité fusionnelle, une sorte d’autre soi-même, de jumeau ou jumelle, un reflet de soi, un être capable de nous comprendre et de nous aimer sans avoir besoin de dire ou de demander. En tout cas, cette recherche nourrit le rêve !

Mais au quotidien avec qui nous engageons-nous, qui épousons-nous, qui croyons nous aimer ? C’est tout simplement un autre être humain avec lequel il y a parfois, souvent, dans un premier temps une forme de magie. Il y a de profondes résonances et c’est ce qui nous apparait en premier. Puis avec le temps, nous réalisons, parfois douloureusement, qu’à d’autres niveaux, il y a des différences, des dissonances, des incompréhensions, des conflits. Et pourtant c’est celui-là ou celle-là qui est dans nos vies, avec qui nous avons tant partagé, ou avions, avons, tant envie de partager, qui est peut-être l’autre parent de nos enfants.

C’est là l’aventure du couple, le défi d’une relation engagée. Allons-nous persévérer ou pas ? C’est un choix personnel, à faire et refaire… Une autre âme-sœur ne nous attend pas quelque part … Mais nous pouvons entreprendre, avec courage ou illusion, une nouvelle rencontre ;  nous pouvons risquer la traversée de la solitude ; ou nous pouvons oser l’intimité avec celui ou celle qui est là, avec toutes ses différences et tous les espaces difficiles que la relation nous fait approcher.

Brigitte Chavas, 2017

Embrasser le ciel et la terre, l’impact de l’ouverture spirituelle du thérapeute

Une personne porte avec elle tout ce qu’elle est. Toutes ses croyances, ses habitudes et ses potentiels, nourris de son histoire et cultivés au fil des années. Et même si, dans la présence à l’instant, se révèle parfois, et par grâce, la chance d’être nu, simplement vide, disponible, il suffit d’un mot, d’un battement de cil, pour que les formes personnelles, psychiques, corporelles, prennent à nouveau le devant de la scène. C’est la réalité de l’incarnation humaine.

Dans la psychothérapie, au-delà de sa vision de l’être humain et des techniques qu’il emploie, l’influence de la personne même du thérapeute est ainsi indiscutable : son regard, son souffle, son cœur sont modelés par sa propre aventure de vie.

Nous allons interroger ici l’impact spécifique d’un thérapeute qui a une ouverture spirituelle.

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Psychologie et psychothérapie transpersonnelles, Guérir l’ego, révéler l’être

Un regard holistique

À la croisée des traditions spirituelles, des philosophies, des psychologies et du chamanisme, le mouvement transpersonnel, développé entre autres par le docteur Stanislav Grof, pose un regard holistique sur l’être humain. Au-delà de notre seule histoire biographique, la psychologie issue de ce courant, prend en compte notre vécu périnatal (gestation et naissance) et intègre aussi nos dimensions corporelle, émotionnelle, énergétique, et spirituelle. Les psychothérapies transpersonnelles sont ainsi des thérapies intégratives.

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